Sécurité

Gouvernance Partagée de la Sécurité et de la Paix

Le paysage sécuritaire du Mali a longtemps été dominé par un banditisme urbain et périurbain croissant, des conflits communautaires multiples, vieux parfois de plusieurs années, une rébellion récurrente dans le Nord, des crises scolaires et des revendications corporatistes qui en rajoutent à l’insécurité, etc.

Ces fléaux ont pris de l’ampleur dans les années 1990, à la faveur de la 2ème rébellion qui a embrasé le septentrion malien (1990-1996), des conflits armés dans la sous-région et de la montée de la criminalité organisée.

Cette situation a été largement favorisée par la grande étendue du territoire national (1 241 328 km²) et par une longue ligne frontalière (7240 km), très peu contrôlée et partagée avec sept pays voisins.

Cette trame de fond sécuritaire est une menace réelle à la paix sociale, à la sécurité des personnes et des biens, à la stabilité politique ainsi qu’au développement du pays.

Face à cette situation, nombre de citoyens, d’élus locaux et d’organisations de la société civile, en sont souvent venus à interpeller les plus hautes autorités, de manière parfois pressante au sujet de leur sécurité. En l’espèce, autorités et populations se posaient les mêmes questions : comment se défendre contre toutes les menaces intérieures et extérieures qui assaillent le pays? Comment concilier les exigences de liberté et de démocratie avec les impératifs de souveraineté nationale ? Comment impliquer toutes les composantes de la nation dans la gestion des questions de sécurité du pays? Comment intégrer le secteur de la sécurité à la

gouvernance démocratique et développementale globale en vue de la plus large participation populaire et un contrôle démocratique pertinent? Comment évoluer vers plus de normes que de force, plus de transparence que d’opacité, plus d’efficacité que de laxisme ?